Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse…. qu’est ce que ça veut dire?

« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » autrement dit, « fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fasse » c’est une règle que nous disons d’or. Toutes les grandes religions et leur prophète d’une manière ou d’une autre l’ont évoqué. Jésus l’a dit ( Matthieu:7,12); Confucius dans ses Analectes 15:23 pour ne citer que les deux. C’est une règle sur laquelle tout le monde semble d’accord à priori. elle voudrait dire dans les faits que lorsque nous voulons faire quelque chose à autrui, nous devons nous mettre à sa place. Idée séduisante mais pas toujours praticable car tout juste impossible à réaliser.Elle est en effet basée sur le fait que je dois faire à autrui non seulement ce qui est bien selon moi et que je désirerais, mais aussi ce bien est ce que l’autre devrait concevoir comme bien ; ce qui n’est pas toujours évident. Notre conception du bien vient de ce que nous acceptons et percevons comme bien et nous appliquons à autrui ce bien avec l’idée même que notre bien est le bien qu’il désire. Nous donnons ainsi un caractère universel au bien de notre conception et de notre croyance. l’exemple de Kwame Appiah montre à quel point dans la pratique faire le bien à autrui devient très complexe. »vous êtes médecin et pour sauver la vie d’un témoin de Jéhovah vous n’avez d’autre solution que de lui faire une transfusion sanguine. vous n’avez qu’un seul but : lui sauver la vie. C’est bien entendu ce que vous désireriez qu’on fasse pour vous si vous trouviez dans les mêmes circonstances ». Le problème ici est que la plupart des témoins de Jéhovah s’oppose à toute transfusion sanguine, et donc ce que je voudrais qu’on me fasse, le faire à autrui ne constitue donc pas lui faire du bien mais le contraire. Mon idée ici n’est pas d’émettre une critique envers les témoins de Jéhovah, mais de montrer comment cette maxime universelle peut souffrir dans son application. En fait, si j’étais convaincu moi-même de ce que Dieu, mon créateur me tiendrait grief pour avoir accepter une transfusion sanguine, je ne l’accepterai pas non plus peu importe les circonstances. Alors devrions nous considérer ce que nous voudrions qu’on nous fasse en tant que nous, avec toutes nos croyances et valeurs ou devrions nous considérer notre bien dans la peau de l’autre, avec ses valeurs et croyances? Dans tous les cas il revient à dire que ce n’est pas parce que nous partageons le même vocabulaire ou le même langage que nous nous comprenons sur ce que nous appelons tous, valeurs. Des fois nous ne partageons pas tout simplement le même vocabulaire des valeurs.

Derniers commentaires

  • Serge Junior Aouga commentaire sur LA REALITE SELON PLATON
    "Very deep and I like it...."
  • Pierre commentaire sur LA REALITE SELON PLATON
    "Tu as fait un exposé remarquable sur la conception éthique de Platon. L?injonction selon laquelle l..."

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